Samedi soir (18 h 30), l’USSA Vertou (N3) accueillera le Stade Lavallois (National) au sixième tour de la coupe de France. Le club vertavien entretient une relation particulière avec cette prestigieuse compétition. Alban Atonatty, le coach des Rouges, sait que le défi proposé est très relevé mais croit aussi à l’exploit.

Comment allez-vous aborder ce match face à une équipe de National ?

« La semaine prochaine, ça sera fini ou le début d’une grande aventure. On va préparer ce match comme d’habitude. Quand on a eu le tirage, on a été entre deux sentiments : déçu car il y avait encore des équipes plus petites car on a toujours envie d’aller le plus loin possible ; et heureux car se confronter à une équipe de National, à un nom du football du grand ouest qu’est le Stade Lavallois. On jouera crânement notre chance, c’est une certitude, même si on sait que venir chez le dixième de N3 ne représente pas une grande difficulté normalement pour une équipe de National. »

Vous avez déjà connu de grands moments en coupe de France…

« C’est vrai, le club a eu la chance de vivre de belles épopées. Quand on est footballeur, peu importe le niveau, la coupe de France a toujours quelque chose de spécial et c’est pour ça qu’on va bien se préparer avec enthousiasme et sérieux pour bien représenter le club. »

Que craignez-vous le plus du Stade Lavallois ?

« L’intensité déjà, car il y a deux divisions d’écart et parce que notre terrain facilite les joueurs qui, techniquement, ont un jeu de passe propre. On va avoir beaucoup de mal à lutter. Il y a aussi leurs joueurs de qualité qui sont toujours très professionnels dans leur méthode d’entrainement. Il y a un monde qui nous sépare tant par rapport aux clubs qu’aux niveaux. Mais encore une fois on ne part pas battu, on ne va peut-être pas la jouer à la régulière parce que ça serait compliqué mais on va essayer d’élaborer des choses pour les gêner, du moins le plus longtemps possible. »

Gagner contre un pensionnaire de National, vous l’avez déjà fait !

« Oui mais à l’époque j’étais sur le terrain face à Plabennec (en 2010). On avait souffert mais on avait gagné aux tirs au but. Il n’y a pas de recette. J’estime nos chances entre 5 % à 10 % de passer. C’est peu mais on les jouera à fond. »

Propos recueillis par Sébastien Soulard

Crédit photo : archives C.-H.C. (Coorner)